Au début des années 30, Fernande Olivier, très désargentée et ex-compagne de Picasso, s’apprête à publier la première partie de ses Mémoires. L’ouvrage ne contient pas de révélations fracassantes, mais il met à mal le mythe Picasso patiemment forgé, le mettant en scène dans ses aspects les plus humains, des attitudes pas toujours glorieuses…
Pour empêcher cette parution, Picasso offre aux éditions Stock de payer les frais liés à la publication, à condition que les Mémoires ne voient pas le jour. Malgré son statut dans le monde des arts, cette proposition ne permettra que de retarder quelque peu la sortie. Mais instruit par cette expérience, Picasso s’y prendra plus finement lorsqu’il sera question de publier une seconde partie.
L’épouse de Braque lui ayant fait part de cette affaire, il envoie une somme considérable à son ancienne compagne, à nouveau à sec. Grâce à quoi, le tome ne sera publié que bien après la mort du peintre.
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