Les surréalistes ne se contentaient pas d’œuvrer à la libération des mœurs par leurs écrits. Certains n’hésitaient pas à payer de leur personne…
Cependant la situation finissant par lui peser, Eluard voyage plusieurs mois à travers le monde, sans donner de nouvelles. Gala met ce délai à profit pour vendre une partie de sa collection, soit des œuvres de Braque, Derain, Chirico, Gris, Picasso et bien d’autres. Ensuite elle part le rejoindre, toujours en compagnie du peintre.
Cette fois, c’est Ernst qui prend ses distances et épouse peu après Marie-Berthe Aurenche (qui sera la dernière compagne de Soutine). Celle-ci ne se gêne pas pour médire sur l’ancienne amante de Max.
Eluard en prend vite ombrage, et le fait savoir. Un jour, chez Breton, le peintre lui envoie son poing dans la figure. De façon suffisamment appuyée pour qu’Eluard écrive à son épouse : « Mon meilleur ami m’aura frappé, défiguré. Mon ami, ce n’était pas assez dire, tu le sais. Voilà pourquoi M. Le Porc fait de la boxe. Je ne reverrai pas Max. JAMAIS. »
Le plus étonnant dans cette affaire est que moins d’un an plus tard, le trio reprendra son ballet, avant que Gala ne s’entiche du jeune Dali, appelé à un destin superlatif.
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