Chaïm Soutine était d’une timidité maladive et, malgré un physique avantageux, ne plaisait guère aux femmes. Le seul compliment qu’il parvient à formuler pour séduire sa première conquête, une femme de ménage, paraît tiré d’un film burlesque : « Vos mains sont douces comme des assiettes ».
Pourtant, dans sa ville natale, une jeune fille s’était éprise de lui. Les parents, malgré le manque de perspectives du jeune homme, n’étaient pas opposés au mariage. Mais le peintre était également maladroit. Il cherchait les mots, les gestes appropriés pour faire sa demande, malgré les perches qu’on lui tendait.
S’impatientant, les parents achètent un appartement pour le futur couple et l’y promènent, mais il ne desserre pas les lèvres. La jeune femme, on peut la comprendre, décide alors de se choisir un autre mari.
Faut-il y voir seulement de la maladresse ? Ou Soutine serait-il devenu le génie que nous connaissons s’il s’était coulé dans ce bonheur facile ?
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Qui a dit que le mariage était un chemin facile?!…