En 1936 se tient à Londres la première exposition internationale du surréalisme. Les œuvres de Dali côtoient celles d’artistes alors plus prestigieux, Duchamp, Paul Klee, Miro, Picasso, Giacometti ou encore Brancusi. Comment dans ce contexte attirer les projecteurs ?
Dali y parvient grâce à un discours. Ou plutôt une absence de discours.
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Fin 1934, Dali traverse une première fois l’Atlantique à l’occasion d’une exposition de ses œuvres à New York. Comme à son habitude, il a soigneusement préparé chacune de ses apparitions. Sur le navire déjà, ficelé à ses toiles, il se promène avec un pain de trois mètres.
A la galerie Julien Levy, toutes ses œuvres se vendent en quelques jours.
La veille de son départ, il organise un bal masqué. Dans la salle, il a fait accrocher une carcasse de bœuf ornée d’un
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Il a déjà été question des jugements surréalistes, dans lesquels certaines mauvaises langues verront une préfiguration des procès staliniens. Il est vrai que les droits de la défense n’y étaient pas totalement respectés.
Bien des années après l’épisode qui avait consacré la rupture entre Dada et le groupe de Breton, les méthodes n’avaient pas fondamentalement changé. Lorsque Dali, électron libre du surréalisme, ridiculise Lénine et divague sur son attirance pour le nazisme, Breton et ses amis, trotskistes convaincus, exigent une condamnation.
Convoqué, Dali se présente malade, un thermomètre en bouche. Pendant que Breton dresse le réquisitoire, il commence à se déshabiller afin, dit-il,
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En 1929 le jeune Dali aimait à recevoir dans sa demeure familiale de Cadaquès, en Catalogne. Il venait alors d’acquérir une certaine notoriété grâce à sa collaboration avec Bunuel pour Un chien andalou. Rien d’étonnant donc si parmi les invités se trouve le surréaliste Eluard, venu avec Gala son épouse.
Dès les premiers instants, Dali décide d’en faire la conquête. Et il y met toutes ses ressources, innombrables comme nous le savons…
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Les surréalistes ne se contentaient pas d’œuvrer à la libération des mœurs par leurs écrits. Certains n’hésitaient pas à payer de leur personne…
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