L’idylle entre Marie Laurencin et Apollinaire est bien connue, et a fourni à d’innombrables chroniqueurs un continuel sujet d’émerveillement. C’est semble-t-il Picasso qui les a présentés, jugeant qu’ils s’accordaient à la perfection.
Dans Le poète assassiné, publié après leur rupture, Apollinaire a romancé cette scène, mettant dans la bouche du peintre cette phrase ambiguë: « Elle est la laideur et la beauté ».
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Voici un exemple qui peut s’avérer très utile en période de vaches maigres. En dehors de ses talents de poète et de prosateur, Guillaume Apollinaire était aussi un critique d’art reconnu, même si, de l’avis de beaucoup de ses contemporains, il ne connaissait rien à la peinture.
Selon Braque, il confondait Rubens et Rembrandt, Vlaminck ironisait sur “son incompétence et sa verve fantaisiste”. Mais le propre d’un bon critique n’est-il pas de bien parler de ce qu’il ne comprend pas ?
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