Peu avant de se déclarer catholique et monarchiste, Dali aurait pu fournir une aide importante aux Républicains espagnols. Gala et lui connaissaient bibliquement le richissime Edward James depuis quelques années.
Cet Anglais, possesseur d’une très belle collection d’œuvres d’avant-garde, parmi lesquelles son propre portrait exécuté par Magritte, mensualisait le jeune peintre pour toute sa production. Dali avait notamment dessiné pour une de ses résidences un canapé rose furieusement surréaliste, en forme de bouche.
Le milliardaire voyait dans la guerre d’Espagne une aubaine. Par l’intermédiaire de son protégé et amant, il fait connaître à Bunuel, très engagé dans la lutte contre Franco et en liaison avec le gouvernement, son désir de céder à
Hélas, la diplomatie espagnole considérera que le patrimoine national est plus essentiel que la modernisation de la flotte républicaine, et rejettera donc l’offre.
En 1929 le jeune Dali aimait à recevoir dans sa demeure familiale de Cadaquès, en Catalogne. Il venait alors d’acquérir une certaine notoriété grâce à sa collaboration avec Bunuel pour Un chien andalou. Rien d’étonnant donc si parmi les invités se trouve le surréaliste Eluard, venu avec Gala son épouse.
Dès les premiers instants, Dali décide d’en faire la conquête. Et il y met toutes ses ressources, innombrables comme nous le savons…
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Les surréalistes ne se contentaient pas d’œuvrer à la libération des mœurs par leurs écrits. Certains n’hésitaient pas à payer de leur personne…
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