Soutine a longtemps vécu dans la misère la plus nue. Après sa rencontre avec les mécènes qui ont fait sa réputation, il reste insatisfait, perfectionniste. Il prend la fâcheuse habitude de découper les toiles qui ne lui conviennent plus ou qui n’ont pas fait l’unanimité, en particulier celles réalisées dans le Midi, utilisant parfois des détails découpés pour des œuvres futures.
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Dans le Manifeste du surréalisme, paru en 1924, André Breton exhortait le lecteur à tout lâcher, sa femme aussi bien que sa maîtresse, ses espérances et ses craintes, une vie aisée, une situation d’avenir, pour partir « sur les routes ».
Quelques mois plus tard il montrera l’exemple, bien malgré lui…
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Lorsqu’on connaît la postérité de l’œuvre d’Utrillo, il est difficile d’imaginer les trafics auxquels elle donnait lieu de son temps.
Longtemps, très démuni, il échange des illustrations contre une petite coupe au bistrot. Pour quelques francs, il accepte de dédicacer une toile et livre lui-même.
C’est dans ces circonstances qu’il rencontre Clovis Sagot,…
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L’un des grands compagnons de dèche du Picasso des débuts était le sculpteur Manolo, qui savait se vendre sans rien perdre de son insolence.
En témoignent ses relations avec le grand Kahnweiler, marchand attitré des expérimentateurs de la Butte. Un jour,
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Sagot, célèbre marchand d’art, était aussi un redoutable négociateur.
Picasso en fera souvent les frais. Le brocanteur lui propose un jour d’acheter 700 francs quelques-unes de se toiles. Blessé dans son amour-propre, le peintre refuse. Mais le lendemain,
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