Restons, si vous le voulez bien, sur l’inénarrable Cravan. Suite à l’article mentionné concernant Marie Laurencin, son compagnon, Apollinaire, menace d’envoyer ses témoins. D’autant qu’un peu plus tôt Cravan a eu le toupet de décrit le poète comme un auteur « juif et sérieux ».
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Ce n’est pas dans les business schools que vous l’apprendrez. Il s’agit avant tout, les spécialistes s’accorderont là-dessus, d’une question de flair. Voire d’un art. Andy Warhol était intarissable sur le sujet :
«Etre bon en affaires, c’est la forme d’art la plus fascinante.»
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On a beau dire, l’insécurité, ça a du bon. Ou plutôt avait. Comment songer sans nostalgie à l’époque bénie où l’on pouvait sans trop de risques chaparder dans les grands magasins ? Mais aussi dans les musées.
Ainsi, au début du XXe siècle, le Louvre était-il une vraie passoire. Si bien que, en ne plaisantant qu’à moitié, Picasso pouvait demander à Marie Laurencin : « Je vais au Louvre. Veux-tu que je te rapporte quelque chose ? ».
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L’idylle entre Marie Laurencin et Apollinaire est bien connue, et a fourni à d’innombrables chroniqueurs un continuel sujet d’émerveillement. C’est semble-t-il Picasso qui les a présentés, jugeant qu’ils s’accordaient à la perfection.
Dans Le poète assassiné, publié après leur rupture, Apollinaire a romancé cette scène, mettant dans la bouche du peintre cette phrase ambiguë: « Elle est la laideur et la beauté ».
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