Vous n’ignorez sans doute pas que le poète et peintre Max Jacob, ami du tout-Paris artistique et en particulier de Picasso, a vécu la plus grande part de son existence dans le dénuement le plus total, sans pouvoir compter sur les richesses amassées par quelques-uns de ses anciens compagnons d’infortune…
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L’apparence vestimentaire, nous le savons au moins depuis les travaux de Barthes (cf. l’analyse de la tenue de l’abbé Pierre), est un langage. Même les naïfs (ils sont rares) qui n’en ont pas conscience communiquent à travers le choix de leurs vêtements, y compris lorsque le message peut se réduire à : « Je n’accorde aucune importance à ces détails ».
La bande de joyeux drilles réunie autour de Picasso dans les premières années du XXe siècle avait développé un véritable code, une marque de fabrique.
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J’entends déjà les esprits forts ricaner. Obsolète, la grâce ? D’avant-garde, bien au contraire. A condition d’y mettre les formes.
Hérétique sinon mécréant dans certains aspects de sa vie, Max Jacob s’est toujours comporté comme un saint envers ses amis. Il était aussi très versé dans le spiritisme.
Cette ouverture au surnaturel n’empêchera pas ses proches d’être très surpris en apprenant sa conversion, et même de n’y voir qu’une plaisanterie.
Il est vrai que les circonstances de cette révélation n’étaient pas très orthodoxes…
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Fernande Olivier, la compagne de Picasso, ne pouvait avoir d’enfants malgré toutes les tentatives du couple. En 1907, ils optent alors pour l’adoption.
Mais, au bout de trois mois ils s’aperçoivent que la petite fille, d’une dizaine d’années, perturbe leur mode de vie. Le coeur brisé, ils n’ont pas le courage d’entreprendre une démarche auprès de l’orphelinat…
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