Peu avant de se déclarer catholique et monarchiste, Dali aurait pu fournir une aide importante aux Républicains espagnols. Gala et lui connaissaient bibliquement le richissime Edward James depuis quelques années.
Cet Anglais, possesseur d’une très belle collection d’œuvres d’avant-garde, parmi lesquelles son propre portrait exécuté par Magritte, mensualisait le jeune peintre pour toute sa production. Dali avait notamment dessiné pour une de ses résidences un canapé rose furieusement surréaliste, en forme de bouche.
Le milliardaire voyait dans la guerre d’Espagne une aubaine. Par l’intermédiaire de son protégé et amant, il fait connaître à Bunuel, très engagé dans la lutte contre Franco et en liaison avec le gouvernement, son désir de céder à
Hélas, la diplomatie espagnole considérera que le patrimoine national est plus essentiel que la modernisation de la flotte républicaine, et rejettera donc l’offre.
Dans le Manifeste du surréalisme, paru en 1924, André Breton exhortait le lecteur à tout lâcher, sa femme aussi bien que sa maîtresse, ses espérances et ses craintes, une vie aisée, une situation d’avenir, pour partir « sur les routes ».
Quelques mois plus tard il montrera l’exemple, bien malgré lui…
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Picasso vouait à sa mécène américaine Gertrude Stein des sentiments pour le moins ambivalents.
Aussi, lorsqu’elle lui commande un portrait, il ne peut se dérober.
Mais l’esprit ailleurs, engagé dans les recherches qui aboutiront à sa période cubiste, il ne sait comment s’en dépatouiller.
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