Vous n’ignorez sans doute pas que le poète et peintre Max Jacob, ami du tout-Paris artistique et en particulier de Picasso, a vécu la plus grande part de son existence dans le dénuement le plus total, sans pouvoir compter sur les richesses amassées par quelques-uns de ses anciens compagnons d’infortune…
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Dans le Manifeste du surréalisme, paru en 1924, André Breton exhortait le lecteur à tout lâcher, sa femme aussi bien que sa maîtresse, ses espérances et ses craintes, une vie aisée, une situation d’avenir, pour partir « sur les routes ».
Quelques mois plus tard il montrera l’exemple, bien malgré lui…
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Avant
Au début de la guerre pourtant la plupart de ces étrangers s’étaient engagés dans l’armée française, à l’appel en particulier du Suisse Blaise Cendars. Cela n’avait pas suffit à dissiper tous les soupçons de la presse cocardière. Le cubisme va néanmoins s’avérer étonnamment utile.
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Les relations entre Picasso et Jean Cocteau étaient très complexes. L’Espagnol se méfiait de ce jeune poète aussi à l’aise dans les salons mondains que dans les réunions d’artistes sans le sou. La plupart de ses amis le haïssaient pour son arrivisme forcené et son art de l’embrouille. Ils lui donnaient les surnoms les plus blessants, « coqueluche des vieilles dames », « couturier des Arts », « théoricien parfumé ».
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L’apparence vestimentaire, nous le savons au moins depuis les travaux de Barthes (cf. l’analyse de la tenue de l’abbé Pierre), est un langage. Même les naïfs (ils sont rares) qui n’en ont pas conscience communiquent à travers le choix de leurs vêtements, y compris lorsque le message peut se réduire à : « Je n’accorde aucune importance à ces détails ».
La bande de joyeux drilles réunie autour de Picasso dans les premières années du XXe siècle avait développé un véritable code, une marque de fabrique.
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