Peu avant de se déclarer catholique et monarchiste, Dali aurait pu fournir une aide importante aux Républicains espagnols. Gala et lui connaissaient bibliquement le richissime Edward James depuis quelques années.
Cet Anglais, possesseur d’une très belle collection d’œuvres d’avant-garde, parmi lesquelles son propre portrait exécuté par Magritte, mensualisait le jeune peintre pour toute sa production. Dali avait notamment dessiné pour une de ses résidences un canapé rose furieusement surréaliste, en forme de bouche.
Le milliardaire voyait dans la guerre d’Espagne une aubaine. Par l’intermédiaire de son protégé et amant, il fait connaître à Bunuel, très engagé dans la lutte contre Franco et en liaison avec le gouvernement, son désir de céder à
Hélas, la diplomatie espagnole considérera que le patrimoine national est plus essentiel que la modernisation de la flotte républicaine, et rejettera donc l’offre.

