Michel Follorou – Les Petites Jocondes

Michel Follorou – Les Petites Jocondes

Voilà une ascèse photographique peu commune : depuis dix ans, Michel Follorou ne photographie qu’un seul mètre carré d’un vieux mur d’église. Puis survient la découverte d’une petite vierge de plâtre abandonnée. Il superpose alors ce visage aux textures écorchées de sa surface. Naissent des madones étranges qui semblent surgir de la matière ou s’y dissoudre. Entre apparition et effacement, ces portraits réinventent notre regard sur le sacré.

Laure de Monjour – La Tisseuse du temps

Laure de Monjour – La Tisseuse du temps

Laure de Monjour peint et écrit d’un même geste : chaque œuvre génère son récit, chaque couleur appelle un conte. Au cœur de cette mythologie personnelle, une figure traverse les pages : la Tisseuse du Temps, qui recueille ce qui fut oublié, enfoui. Après vingt-six années dans d’autres vies, l’artiste a choisi de tisser l’invisible. Ses toiles stratifiées révèlent ce qui se cache sous la surface des jours.

Hedwige Vlasto, Louise Silverio – Voyage en Rouille

Hedwige Vlasto, Louise Silverio – Voyage en Rouille

Hedwige Vlasto photographie ce que nous détournons habituellement du regard. Avocate de profession, elle arpente l’Europe du Sud avec son appareil pour documenter l’instant où les choses basculent dans l’oubli : boîtes aux lettres rouillées, façades écaillées, gares abandonnées. Sans retouche, elle révèle la beauté inattendue de ce qui s’efface. Louise Silverio accompagne ces images de textes poétiques qui créent un dialogue entre photographie et langage, entre mémoire et disparition.

Jean-Pierre Nadau – Dessins à dessein

Jean-Pierre Nadau – Dessins à dessein

En 1986, Jean-Pierre Nadau rencontre Chomo, ermite visionnaire retranché dans la forêt de Fontainebleau : ce choc déclenche une mutation radicale. Depuis, armé d’une simple plume Sergent-Major, il scarifie patiemment d’immenses toiles pendant des mois. Il y invente des alphabets entiers (quatre mille pictogrammes (!), des écritures asémiques, etc.) qui nous donnent l’illusion de pouvoir les déchiffrer. Avant que le sol ne se dérobe.

Roger Montané

Roger Montané

Peindre le bonheur quotidien quand toute l’avant-garde choisissait l’angoisse : tel fût le pari de Roger Montané. Entre 1949 et 2002, ce peintre formé à Toulouse impose ses figures monumentales et lumineuses, ses gens ordinaires saisis au pastel à l’huile dans les marchés et les gares. De Londres à Tokyo, de Paris à New York, il défend une modernité généreuse. Sa conviction ? La joie n’est pas naïveté, mais exigence picturale.