Il existe un tableau qu’il ne peindra jamais, Pascal Honoré le cherche pourtant depuis trente ans dans ce dialogue obstiné entre la matière et l’invisible. Son atelier ressemble à un cabinet de curiosités où les fossiles deviennent pinceaux, où le papier népalais accueille les courbes et les aplats comme une peau fragile. Ce qui frappe d’abord, c’est cette sensorialité à vif : nymphéas, citronniers et grenadiers composent moins un jardin qu’une véritable épiphanie du vivant.
Quelque chose dans les sculptures de François Galoyer vous arrête. Une ligne, une courbe, un équilibre qu’on ne sait pas tout à fait nommer mais qui fait mouche. Dans son travail, l’animal est un point de départ, jamais un sujet à reproduire. Ce qu’il cherche, c’est une essence, une présence.
Formé à des techniques traditionnelles qu’il adapte à ses besoins, il sculpte le bois, la pierre ou le marbre avec une précision artisanale et une attention presque méditative. Rien n’est laissé au hasard, et pourtant tout semble aller de soi.
Ce que révèle son œuvre, c’est moins le détail que l’ensemble — cette justesse tranquille qui donne à chaque pièce une force silencieuse.
Nous avons accompagné Didier Hamey dans sa quête du mystère végétal, où ses cueillettes de sous-bois se métamorphosent en récits poétiques. Son livre d’artiste, à la reliure japonaise avec ses pages repliées sur elles-mêmes, dévoile en tête-bêche deux séries : les Bonshommes, nés dans l’effervescence de la Casa de Velásquez de Madrid, et les plus récents Bloom.
Dans la lignée des grands observateurs de la nature, de Jean-Henri Fabre aux surréalistes, l’artiste renouvelle ce dialogue millénaire entre l’homme et le végétal. Sa technique de taille-douce sur Plexiglas sublime la matière première en un fascinant bestiaire, où la nature retrouve sa dimension sacrée et poétique.